Comment vont mes peurs ?

Déjà la dernière semaine de novembre!


Beaucoup de progrès et de prises de décisions, j’ai lu plusieurs articles sur le web, j’ai exploré d’autres formes de yoga, j’ai rencontré et je vais rencontrer des personnes avec qui je collaborerai peut-être. Je suis maintenant inscrite au registraire des entreprises, je suis sur le point de finaliser mes cartes professionnelles et mes dépliants. J’ai aussi fait une proposition pour donner trois cours, à partir de janvier, dans un beau petit local où il se donne déjà des cours de Pilates et de Baladi.


Chaque semaine, je devais être forte et continuer d’avancer, je devais aussi demeurer réaliste, c’est pour cette raison que j’ai commencé mon plan d’affaires, que j’ai fait mes prévisions budgétaires sur un an, que j’ai établi mon horaire de travail. Chaque fois qu’une peur se pointe le nez, j’essaie de lui faire face.


En yoga, il y a cinq grandes sources de souffrance qui peuvent nous empêcher d’avancer.

La première est l’ignorance, ne pas savoir ce qui arrivera, ne pas savoir si ça fonctionnera. Pour combattre ça, je dois me ramener dans le moment présent, dans mon plaisir et dans ma préparation. Qu’est-ce que je peux faire aujourd’hui pour que ça aille bien ? C’est la seule partie où j’ai le contrôle, c’est la seule partie qui existe.


La deuxième: l’Égo… c’est certain que si je m’affiche comme je le fais sur les réseaux sociaux et Internet, je dois m’attendre à subir des revers et mon égo pourrait en prendre pour son rhume. Je m’attends bien, à ce que tout ce que je prévois n’arrive pas comme je le souhaite. Mon égo a souvent envie de me dire : « demeure à ta place, fais ce que tu dois faire. Tu es aimée et respectée, Pourquoi tout risquer ? ». De plus, en tant qu’enseignante, je ne serai pas aimée de tous, les professeurs de yoga à qui j’ai parlé ont tous une histoire de classe pleine une semaine et vide la semaine suivante. C’est un choc pour tous… Je vais probablement le vivre à mon tour.


La troisième :le désir, vouloir plus, vouloir ce qui nous rend heureux, dans l’excès. Mais justement, je dois me ramener à ce que je souhaite vraiment en créant ce projet. Mon désir de départ n’était pas de devenir plus riche ou d’acquérir une plus grande notoriété… c’était de conserver mes acquis, peut-être même en perdre un peu, mais de faire mon travail avec plus de passion et d’avoir plus de temps pour ma famille. Trop de temps viendrait réveiller la quatrième cause de souffrance.


Je parle de l’aversion. Un autre exemple, outre une trop grande disponibilité, serait que de pratiquer le yoga de façon quotidienne en donnant des cours, en vienne à me faire détester le yoga. J’avoue que ça m’étonnerait, mais c’est un exemple. Disons que pour le moment cette cause n’est pas encore présente… par contre, de consacrer du temps à mon projet qui m’allume, vient à l’encontre de mon désir de temps. Pour le moment j’en ai moins, mais je ne le prends pas sur les moments réservés à mes enfants, peut-être un peu sur celui de mon couple par contre.


La cinquième: la peur. En yoga, on parle surtout de la peur de la mort, mais on l’applique aussi en général, à la peur de perdre, à notre trop grand attachement aux choses, aux personnes, à la sécurité et à notre confort. Pratiquer le détachement, tout en demeurant une personne entière, qui aime, qui donne, qui travaille, qui consomme, ce n’est pas une petite tâche. Si je vivais dans le fond d’une grotte, ce serait plus facile de lutter contre ces causes, mais mon yoga s’applique à une Nord-Américaine, aimant le beau, le bon et le bonheur de vivre.


Ces cinq causes de souffrance prennent de la place dans nos vies, à des moments différents et à des intensités différentes. Les apprivoiser est le travail d’une vie et l’on m’a aussi appris que c’est souvent sur notre lit de mort que nous comprenons vraiment les enseignements qu’il fallait en tirer.


En octobre, je suis passée à l’action, en novembre j’ai affronté plusieurs peurs. Mon égo prenait beaucoup de place, j’avais peur d’avoir l’air fou souvent. Mais j’ai continué et quand je regarde le chemin parcouru, je suis satisfaite du résultat. Je vis de mieux en mieux mon « Vivre bien maintenant ! »


En décembre, j’ai décidé de me mettre au défi encore une fois, en abordant le sujet de la modération… quel beau mois pour restreindre les excès !!!


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