Quand la vie t’oblige à t’asseoir

December 10, 2014

Cette semaine, avant de vous écrire mon texte, j’ai appris une bien triste nouvelle. Une collègue et amie venait de perdre subitement la vie laissant ses enfants, son conjoint et son petit-fils tout neuf dans un immense chagrin. De plus,  plusieurs collègues et amis qui l’appréciaient beaucoup sont venus travailler, ce lundi, le cœur très lourd. Mercredi passé, cette femme merveilleuse m’avait félicitée et encouragée sur mon dernier statut Facebook où je publiais mon blogue. Elle était là…

 

Lorsque je vous écris, j’ai toujours vécu ce dont je veux vous parler, mais cette semaine, à l’approche des fêtes, je n’avais pas eu le temps de prendre mon temps, de modérer, de m’arrêter… et je me disais que je ne pouvais pas écrire quelque chose que je n’appliquais pas moi-même. Ce triste évènement a fait que dimanche après-midi, après être partie tôt pour finaliser mes courses de Noël, j’ai eu besoin d’arrêter ma course pour passer du temps avec les miens et nous sommes allés jouer dehors. J’ai la chance d’avoir un parc avec un petit « button » où les familles vont glisser l’hiver. Dimanche, nous étions seuls, il faisait plutôt froid, mais le soleil brillait. Il faut dire qu’il y a à peine un pouce de neige, mais on a bien rigolé tous les quatre. Ensuite, j’ai eu besoin et envie de m’asseoir et de bercer mon moyen petit bébé (21 mois). J’avais mon plus vieux, 12 ans et mon copain avec moi. On s’est assis au salon et nous avons pris du temps ensemble. Juste là, assis en famille, à écouter la télé et rire, car chez nous la télé s’écoute rarement en silence complet.

 

Le plus jeune a fait sa sieste dans mes bras, comme bien souvent. Même si c’est un moment que je chéris chaque fois, je le fais rarement avec autant de reconnaissance. Il a dû sentir que sa maman avait besoin de profiter de sa chaleur. Lui qui ne dort qu’une heure trente gros maximum, habituellement, il en a fait une de trois heures. Je l’ai regardé, je l’ai embrassé… et j’ai fini par avoir hâte qu’il s’éveille, j’avais mal aux fesses.

 

Pendant cette pause, j’ai remercié la vie, remercié pour ma santé, pour mes enfants en pleine forme, remercié d’avoir encore mes parents en santé, un parrain et une marraine qui m’aiment comme si j’étais leur fille, en santé eux aussi. Un amoureux qui m’aime et me supporte dans mes projets et supporte aussi mon « parfois » mauvais caractère et qui me dit, en plus, que ce n’est pas grave, qu’avec tout ce que je fais c’est normal.

 

Je l’ai aussi remerciée d’avoir le courage de vivre mes rêves, l’audace d’être qui je veux être. À quarante et un ans, je vais me créer une vie idéale et j’en suis si fière. Il y aura des hauts et des bas, il y aura beaucoup de travail et de changements dans les mois à venir, il y aura des situations qui ne fonctionneront pas à mon goût, des échecs et des périodes de découragement. Sauf, qu’il y aura l’avancement d’un projet qui me passionne et me stimule. Je vais réaliser la vie que je veux vraiment et ça, c’est fantastique. Je lui dis merci d’avoir la capacité de le faire et le support moral de mes proches.

 

Il y aura aussi des pauses, des arrêts, du temps réservé pour prendre soin des miens que j’aime et qui me rendent tellement heureuse. Mon nouveau travail consistera à faire en sorte que les gens, à qui j’enseignerai, s’arrêteront pour se consacrer du temps, pour se faire du bien et pour apporter du calme et du bien-être dans leur vie. Je ne pourrais pas faire un plus beau métier.

 

C’est promis, cette semaine je me donne des astuces pour prendre un peu de temps chaque jour, courir moins pour avoir l’impression que les journées sont un peu plus longues et je vous les communiquerai la semaine prochaine, car «Vivre bien maintenant»  c’est ça !!

 

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